Renaissance

Pour tromper mon ennui, je marche à travers la campagne
J'essaie d'oublier ce jour maudit où sans un mot tu es parti
Me laissant seule derrière toi, pour ce beau pays de Cocagne,
Celui où disais-tu, tu ferais ta place, où tu serais enfin à l'abri!

Ce soir, fourbue et lasse de ces longues journées d'errance,
Eplorée, mon âme toute entière dévorée par ton absence,
Esseulée, désespérée, Je me dévêts, sur ma couche je m'allonge...
Comment oublier cet amour qui me fait si mal et me ronge ?

Par la fenêtre entre- ouverte, la caresse sur ma peau de la brise
Les senteurs de la terre et des fleurs du jardin me grisent...
Je ferme les yeux, laisse aller mon esprit à une douce rêverie
Ô lune, veilles sur moi, toi dont les rayons éclairent mes nuits...

La fatigue a gagné et a eu raison de mes doutes et interrogations.
Le sommeil sans crier gare, au pays des songes m'a emportée...
Deux amants dorment paisiblement, l'un contre l'autre serrés ...
Une chaleur douce et réconfortante envahi mon corps et ma raison.

Au petit matin, je me réveille comme apaisée, ma décision est prise
Je ferme, ma porte au passé, sur moi il n'aura plus d'emprise
Sur ma peine je me suis repliée, et peu à peu me suis laissée choir
Ce ne sera peut être pas si simple, mais je veux et je peux y croire

Et pour commencer cette journée qui s'annonce ensoleillée
Sur la terrasse je reste assise, fini le temps des folles enjambées
Vers demain je veux regarder, cesser cette quête insensée qui m'use,
Rencontrer et aimer un autre Pygmalion qui fera de moi sa muse !

Françoise-Michèle
Mars 2008

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