La Chasseresse

 

Tu es là telle une vigie, juchée au fait du toit,
Tes yeux, un court instant se posent sur moi,
Puis à nouveau, balayent et scrutent le paysage...
Que guettes-tu ainsi, l'arrivée d'un ami de passage ?
Je ne crois pas, je sais bien que tu songes à ce soir,
A l'heure où tu pourras partir en catimini dans le noir...

Perdrix et poules faisanes protégez vos nichées
La belle et rusée féline ne fait pas de quartier,
Bien que nourrie, l'instinct sauvage elle a gardé.
Pour vos petits elle se montrera dure et sans pitié.
Lapereaux et souriceaux, faites bien attention !
Cette nuit, la chasseresse sera à l'affut dans les sillons...

Et oui ! C'est que je te connais, ma toute belle !
Tout en douceur le jour et la nuit si cruelle!
Au petit matin, tu rentreras, trempée de rosée...
Fatiguée par ta nuit folle, le menton de sang taché
À ton assiette iras d'abord avant de venir jusqu'à moi
Te frotter, me frôler, pour chercher et trouver mon émoi...

Tu sais comment t'y prendre pour obtenir mon pardon
Tu t'allonges, tu t'étires, tu te roules et moi je fonds
Un doux ronron, deux ou trois petites manières ...
J'en oublie d'où tu viens, tu m'as mis des œillères,
Alors doucement, avec savoir faire, sur mes genoux,
Tu t'installes, je te caresse et de tes fautes je t'absous...

Françoise-Michèle
Mai 2008

 

 

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